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 [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]

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Lyni
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MessageSujet: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!]   Lun 1 Juin - 11:30

*Nom : Daeva

*Prénom : Lynirael

*Surnom : Il n'en a pas vraiment, mais ses proches l'apellent amicalement Lyn'. Certains même l'apelle Berserk ou même, plus poussés, " La fureur d'Odin (Óðinn)", en raison de sa technique et de sa manière de combattre, sans presque jamais remporter de défaite.

*Age : 27 ans

*Race : Irradié

*Classe : Guerrier Mentaliste

*Pouvoir spécial :

- Lightning Hand

- Décharge incandescente :

En plein combat, Lynirael peut entourer son arme d'un aura de feu, augmentant ainsi ses dégats et aveuglant ses adversaires. Détail important : lorsqu'il utilise l'aura de feu autour de sa hache, ses pouvoirs psi lui sont interdits, il ne peut pas se concentrer à la fois sur l'art qu'est le psi et sur le halo incandescent de sa hache.
Lorsqu'il est véritablement au coeur de la mélée et doppé à l'adrénaline, il utilise alors toute la puissance de son corps, toute son adrénaline en un seul point. Son énergie se transmet dans ses bras et dans sa hache, augmentant la taille du feu et lui donnant une couleur bleuté (indiquant l'énorme montée de température). Puis, libérant toute l'énergie d'un coup, il abat sa hache sur le sol, et une décharge de feu s'étend sur 5 mètres à la ronde, carbonisant alors tout les ennemis à proximité du point.
Après ce pouvoir, il redevient sobre, mais la température de sa hache et tout aussi élevée. Il ne peux utiliser ce don que deux fois lors q'un combat, sinon c'est la mort pour lui.

*Apparence physique :


Lynirael a beaucoup vécu dans le Sud de l'Italie, sa peau est donc très hâlée, presque noire, parsemée de nombreuses blessures et cicatrices. Il tient son imposante taille de son père, mais la finesse de son corps et les traits de son visage de sa mère. La première chose que l'on voit, c'est son corps incroyablement musclé. Il dégage cette puissance et cette musculature impressionante, mais discrète pour un guerrier mentaliste. Lorsqu'il bande ses muscles, la totalité de ses capacités et de sa force sont finalement visibles. Ses molets, ses abdominaux et ses biceps doublent, voire triplent de volume, laissant apparaître les veines de son corps. Très bien constitué, il pèse un peu plus de cent kilos pour 1m98.
Son visage est fin comme celui de sa mère, traits pour traits. Ses yeux cependant, légèrement plus grands que la normale, brillent d'une lueur bleue glaciale, où l'on peut lire son ardeur, sa férocité et sa détermination. Chaque personne qu'il
rencontre est comme hypnotisée par ses grands yeux bleus et profonds, où l'on pourrait si perdre. D'assez longs cheveux noirs aux reflets bleutés tombent en cascade un peu plus haut que ses épaules. Son nez est fin, tout autant que sa bouche. Il a des dents blanches immaculées et pointues, ses canines sont deux fois plus grande que la normale. Il tient cette déformation de l'irradiation de son corps, qui a touché sa dentition. Il est doté de deux petites oreilles à toute épreuve, habituée au bruit des combats depuis lontemps déjà. Caché par ses cheveux noirs, son front présente une fine et longue balafre, dû à un malheureux combat.
Lynirael aime se laisser pousser légèrement la barbe, ne laissant habituellement pas plus de 1 cm avant de se la raser. Le plus étonnant de Lynirael réside en ses mains. De nature, il est né avec des mains fines et longues, lisses et épurées. Mais son habitude à se battre avec des armes de plus en plus lourdes les à rendues calleuses, larges et capable de briser un cou comme s'il s'était agit d'une alumette. Cet étonnant mélange donne à Lynirael beaucoup de charme, par son étrangeté ou son originalité, tout comme ses yeux.
En dehors de ses heures de travail, il porte un simple débardeur noir ou un T-Shirt, un jean ou un short. Au pied il met des converses ou des tongs, rien d'autre. En été, il sort même ses lunettes de soleil Ray-Ban. Pour un monarque, il est "on ne peut plus négligé".
Pour les cérémonies et évènements importants, il se vêt d'une tenue très sobre, un pantalon noir, une veste de cuir et et une cape sombre, frappée du symbole de Daevën.
Sur le champ de bataille, sa tenue diffère complètement. Il porte alors un lourd gilet par-balles, doublé d'une imposante armure anti-rayonnements. Il met pour le combat des bottes en cuir et en métal, et des jambières, protections aux bras et aux coudes en caoutchou renforcé.
En plein combat, il noue le manche usé de sa hache à sa ceinture lorsqu'il utilise une autre arme. Son bazooka est accroché en bandoulière sur son dos, ainsi qu'une longue chaine de munitions.

*Description psychologique :


La psychologie de Lynirael est difficile à décrire entièrement, car son caractère est très complexe et imprévu.
Premièrement, on peut dire qu'il a un caractère très facilement irascible, si bien qu'il peut s'énerver pour tout et n'importe quoi. Il suffit d'une petite remarque, une critique peut-être, il se met fou de rage est peut balancer tout ce qu'il a à portée de main sur la pauvre victime. Le plus étonnant dans celà, c'est qu'il est aussi considéré comme patient, sage et calme. Il peut pour autant ne donner aucune attention à ce qui l'entoure, concentré dans son but. Ses changements de caractère sont très fréquents, mais toujours déstabilisants.
Ses grandes qualitées résident en sa manière de gouverner. C'est un des premiers empereurs, roi au monarque, dit on, qui ne se montre pas aussi arrogant, supérieur par son rang ou sa classe, tout en étant sérieux, fort et doué. Lynirael est très doué. Il exelle dans beacoup de matières différentes, et est (là encore) un des rares empereurs à avoir une certaine culture générale, en langues, en sciences et en art très développée. Il apprend très vite, et a une capacité à la mémorisation hors du commun. Les radiations lui ont donné une mémoire titanesque. Une rumeur dirait que Lynirael Daeva connaîtrait le nom de tout les habitants, conseillers ou autres personnalités, sans exeption.
Une chose importante dans la mentalité de ce monarque, qui peut être considérée comme une qualité ou un défaut, et qu'il est très ambitieux. Il a certes réussi à faire de grande choses pendant son court début de règne, mais à des projets au-delà de l'imaginable, comme créer une terre ou tout les pays sont alliés entre eux, il souhaite unifier la planète, les langues, les cultures et les religons.
Il sait vite prendre les décisions, et ne fait pas les choses à moitié. Lorsqu'il il fait quelque chose, il faut qu'il la finisse, sinon il ne la fait pas. Très autoritaire, autant sur les champ de bataille en tant que chef militaire que en tant que chef de l'Etat. Lynirael est quelqu'un d'éloquent et sais faire convaincre sans dificulté.
Très charmeur comme homme, il paraît qu'il change de femme autant qu'il change ses sous vêtements, c'est à dire très souvent. Lynirael n'a jamais connu le véritable amour, et guette le jour ou il pourra rencontrer sa future femme. Un dernier détail : Lynirael est très timide avec les femmes.

*Les armes :
- Une des premières Haches anti-gravitationelles bien lourde et bien aiguisée (elle est toute fois équipés et construite à partir des nouvelles technologie), il l'a pratiquement depuis sa sortie du sarcophage, et elle ne lui a jamais fait défaut. Sa longueur est de 63 centimètres, avec un poids de 36,57 Kg. Le manche est en carbone allégé et le lame est d'acier condensé pur. Gravé en lettres d'argent sur le manche, son nom est Wrath Of Óðinn, en mémoire au surnom de Lynirael - qu'on lui a donné très tôt d'ailleur - Il l'apelle tout simplement Odin.
- Un Bazooka
- Une paire de Tazer, qu'il garde toujours en poche

*Familier : /

*Véhicule : Etant monarque, il se déplace avec les véhicules qu'il souhaite, il a néanmoins une préférence pour sa grosse Harley-Davidson noire (légère, avec des pointes de plusieurs centaines de km heure)

*Code 1, 2, 3 : Pas b'soin =p

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MessageSujet: Re: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]   Sam 13 Juin - 14:34

*Histoire :

Where The Streets Have No Name ~ U2

C’est un matin du 8 Janvier 1980, dans un petit hôpital, dans la salle 024 du bâtiment A que Lynirael ouvrit ses yeux pour la première fois.
Les premiers gémissements et hurlements que Lynirael aurait dû faire à sa naissance, que tout nouveau-né est en devoir de produire, se muèrent en une impassibilité et une tranquillité à faire peur. Tout de suite, on comprit qu’il n’était pas « normal ». Déjà à quelques jours, il pesait 9 kilos, tout en semblant bien et habituellement constitué. Il ne semblait pas gros ni trop grand, mais ses yeux brillaient d’une intelligence qui rendait n’importe quel adulte coi. Les grandes personnes se sentaient même parfois honteuses, lorsqu’elles faisaient les habituelles grimaces et « gili-gili » en mesure de faire rire l’enfant, et que celui-ci répondait par un regard exaspéré et pénétrant.
Ses parents, eux, étaient les plus heureux du monde. Ils ne se souciaient guère de ces « petits détails », et adonnaient leur journée à leur enfant, qu’ils chérissaient.
Le père du Lynirael, Zarry Daeva était quelqu’un d’assez grand et de bien bâti, les cheveux mi-courts, portant souvent une salopette ou un vieux Jeans usé et troué. Né dans une province entre la frontière des deux pays, Zarry était bilingue, Franco-Italien. Il était issu d’une famille de rentiers et de fermiers et était immensément fier de son nom.
La mère, Sirina Valmonte était petite, mince est magnifique. Ses yeux bleus ressemblaient énormément à ceux de son fils. Elle avait de longs cheveux châtains, et un sourire capable d’hypnotiser un Furias.
Le couple eut de grosses difficultés à se faire accepter par les familles respectives. La famille de Sirina était noble et riche, et ne tolérait pas qu’elle fréquente un simple fermier. De l’autre côté, la famille Daeva était trop digne pour accepter un mariage avec des personnes beaucoup plus aisées qu’eux même. Finalement, une entente froide mais stable se créa entre les deux familles.
Le couple vécu une demi-douzaine d’années ensemble, et lorsque Sirina se rendit compte qu’elle était enceinte d’un bébé, ils se marièrent. Ils déménagèrent et s’installèrent sur la côte adriatique de l’Italie, assez au sud.
Sa mère ne l’allaita que durant la première semaine, il montra ensuite un refus catégorique de prendre le sein de sa mère.
Il montra d’étonnant signe d’intelligence, de force et de facilité à la compréhension très tôt. Il savait marcher à 3 mois, était bilingue et savait lire à quatre ans. Sa mère insistait pour qu’il aille à l’école, et pour ne pas la décevoir, il y alla. Mais il s’ennuyait terriblement en cours. Les choses qu’on lui apprenait lui étaient déjà logiques. Il lisait beaucoup, et développa une imagination débordante et impressionnante pour son âge. Il pouvait trouver une excuse longue et vraisemblable lorsqu’il bafouait l’autorité parentale en très peu de temps. Lorsqu’il s’ennuyait de se raconter des histoires à lui-même, d’apprendre ou de lire, il allait dehors et faisait toute sortes d’exercices lui permettant de se défouler et de penser à rien d’autre.
Il passa ainsi ses six premières années, très paisiblement, réveillant en lui une insatiable envie d’apprendre, de connaître tout ce qui l’entourait. Il en savait déjà suffisamment théoriquement pour avoir accès à tous les métiers imaginables. Quelques mois après son anniversaire, tout changea.

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MessageSujet: Re: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]   Jeu 25 Juin - 22:55

Crawling ~ Linkin Park

Les bombes Stasis et Gama 113 éclatèrent, anéantissant ainsi plusieurs millions de personnes, ainsi que la puissance des deux plus grand Etats mondiaux. Les années qui suivirent furent terribles, les deux familles se réunirent, et vécurent dans la crainte de voir se lever une guerre atomique encore plus puissante que l’ancienne. En 1989, la nouvelle de sarcophages pouvant protéger des radiations attira des foules, et Zarry voulut absolument envoyer son fils là-bas. Lynirael comprenait parfaitement la situation, et se doutait que ses parents n’auraient pas les moyens de protéger toute la famille. Zarry obtint enfin un sarcophage disponible pour son fils. Malgré son inquiétude et sa peur, Lynirael se jura d’obéir à ses parents. Il savait tout le mal qu’ils s’étaient donnés pour leur fils unique, et il ne devait pas les décevoir.
C’était un sombre jour de novembre qu’ils quittèrent le petit village pour installer leur fils en sécurité. Ils se déplacèrent jusqu’à Marseille, ou se situait à l’époque la plus proche station de sarcophages antiradiation.
Lynirael descendit de la voiture, et marcha le long de la route grise de pluie et de saletés, vers sa délivrance, ou sa prison. Ils marchèrent ainsi un bon moment en silence, le petit regardant ses pieds et tentant de refouler ses larmes, qui tombaient les unes après les autres sur les pavés froids de la ruelle. Ses parents l’entouraient, et il serrait très fort de ses petites mains ses parents bien-aimés, qu’il savait déjà ne plus revoir. Soudain, ses parents s’arrêtèrent. Il leva alors la tête, et vit une énorme bâtisse blanche, nue de tout ornement, d’un gris pâle et morne, qui le surplombait de sa taille imposante. Ayant peur de devoir faire leurs adieux à Lynirael, Zarry et Sirina partirent en arrière sans un regard, tandis que des hommes habillés de blancs et masqués s’emparaient du petit. Celui-ci ne montra aucune résistance, comprenant l’impossibilité de se sauver. Ils l’emmenèrent dans une cellule blanche, toujours aussi immaculée et vide. Au centre de la pièce se situait un matelas blanc sur une armature de fer à roulette, et une petite fiole contenant un liquide noir. Les personnes parlaient peu, ou très vite, et Lynirael n’en comprit que des bribes comme « vite » « inoculez » « pressés », ne maîtrisant pas parfaitement le Français.

On le coucha sur le lit, et il sentit la déplaisante sensation du métal froid contre son bras. Puis, la pointe d’une seringue pénétra la peau, et le liquide noir s’engouffra dans la piqûre, provoquant une brûlure intense au bras. Soudain, les forces de Lynirael le quittèrent, il cria, puis plus rien.

***


Special K ~ Placebo

Un torrent de lumière, de jet flamboyants, de lames éclatantes et de flammes éblouissantes l’assaillit. Durant des heures, des journées, des années ? Tout semblait confus, Lynirael ne savait pas s’il dormait, s’il était mort et tout simplement qui il était. Ce calvaire semblait ne pas prendre fin, et pas une seconde ne passait sans qu’il ne soit attaqué.
Ce n’était en fait « que » les effets secondaires que pouvaient subir les patients durant ce coma artificiel. En réalité, le jeune homme passa 11 ans dans ce sarcophage de métal, endurant les radiations comme il le pouvait, qui s’exprimaient chaque jour par des rais puissants de lumières aveuglante. La fin de cet enfer se fit progressivement, jusqu’à ce qu’il arête de subir les incessants flashes étincelants et reprenne conscience. Il ouvrit ses yeux qu’il avait laissés fermés durant des années soudainement, et fut submergé par la sensation qu’est la vue. Des croûtes s’étaient formées autour de ses yeux, et il ne savait les laisser longtemps ouverts. Ses narines était entièrement bouchées, et sa bouche pâteuse. Sa langue lui semblait énorme et il ne pouvait produire que des sons désarticulés. Après les 4 jours qui suivirent sa reprise de conscience, il eut la force et l’idée de taper comme un forcené devant lui. Une nuit passa sans qu’on ne donne de nouvelles. Il continua longtemps et entendit enfin un infime bruit de pas derrière lui. Ses oreilles étant elles aussi bouchées, il ne comprit pas que c’était en fait un groupe de personnes entier qui accouraient vers son sarcophage. On ouvrit la porte après deux longues heures. Il fallait insérer des codes, des mot de passe et utiliser une centaine de clés différentes d’ouverture, avec des vérifications visuelles et auditive de la personne. La porte s’ouvrit en grand tout à coup, et Lynirael avança d’un pas, les yeux fermés par la luminosité extérieure. Il fut tout de suite stoppé par les fils d’alimentation en oxygène, en protéine, en vitamines et autres qui l’entravaient. Il arracha un hurlement effrayent et se contracta, faisant éclater les tuyaux les uns après les autres. Il n’était qu’une plaie,et paraissait à la fois horrifiant et fascinant par sa musculature. Son corps était parcouru de trous d’où s’échappait des flots de sang et de pus, son visage était pâle et crasseux, sa bouche était blanche et il avait des cheveux épais, gras et sales. Il portait un simple pagne, ainsi qu’un bandeau à don bras droit, marqué par les chiffres 1054. Il fit un pas en avant, puis perdit l’équilibre et tomba lourdement en sol. Il perdit conscience avant même de se cogner contre les dalles.

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MessageSujet: Re: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]   Mer 30 Sep - 16:07

Resistance ~ Muse


Lynirael se réveilla dans une petite chambre à l’atmosphère étouffante. Il faisait noir, mais il perçut la faible lumière de la lune qui filtrait à travers ce qui semblait être une toile. Une toile ? Il regarda au dessus de lui et les deux murs de toile se rejoignaient. Une barre de métal soutenait les deux toiles et regagnait le sol par des arcs en plastiques, profondément fichés aux sols par des pieux. Lynirael resta plus d’une heure à observer ce décor. Il était sur un lit militaire et le sol était de tissus. Le jeune malade, faisait tourner les rouages de son cerveau qu’il n’avait pas huilé depuis bien des années. Les sensations qu’il éprouvait à penser, à réfléchir et se poser des questions lui étaient étrangères et lointaines. Il se mit alors à observer son corps. Il voulu lâcher un hurlement, ça bouche s’ouvrit mais aucun son ne sortit de sa gorge. Lynirael avait le vague souvenir de sa propre image comme celle d’un corps juvénile et imberbe, un visage plutôt rond et une petite taille. Il était maintenant très grand, il avait beaucoup grandit. Son torse était maintenant couvert de poils longs et entremêlés, tout comme ses bras, ses jambes et le pubis. Les veines saillaient de ses bras musculeux (car même s’il n’avait pas fait travailler ses muscles, les tubes lui assuraient suffisamment de matière organique de toutes sortes pour ne pas perdre totalement l’usage de ses muscles). Ses doigts, toujours aussi longs et effilés l’étaient d’autant plus que des ongles très longs avaient poussé. Ils s’étaient irrégulièrement cassés après quelques centimètres et la crasse qu’ils contenaient les rendaient opaque. Sa peau n’était que blessures et il vit que celles-ci étaient pansées. Il entreprit alors de détacher chacun des pansements, et chaque pansement enlevé le faisait gémir, et le sang rejaillissait des plaies en cours de guérison. Comme un animal, il se lécha les plaies de sang.
Il se passa alors la main sur le visage et se fit saigner la joue sans le vouloir, ses ongles étant semblables à des dents de scie. Il sentit alors sa barbe très longue, qui lui tombait jusque sur le poitrail. Il sentit le contact de sa peau, de son nez, de ses lèvres et de ses oreilles, le souffle chaud de son haleine altérée sur ses doigts. Après avoir pris lentement conscience de son corps, il se rendit compte que les effets négatifs qui l’avaient assailli depuis plusieurs jours s’étaient amoindris. Sa langue lui paraissait de taille normale, son nez débouché et ses croutes autour des yeux presque disparues. Quelqu’un l’avait donc aidé. Soudain, sans raison apparente, il se mit à crier dans sa langue natale, puis en Français. Il avait besoin d’une présence humaine.

- Aiuto! Aiutoooooo! A l’èd! A l’èd!

Aussitôt, des femmes accoururent et la tente s’ouvrit. Elles se précipitèrent sur Lynirael. La plus jeunes d’entre-elles murmura :

- C’est un exploit s’il est encore en vie…

Celle qui allumait la lumière, la plus âgée lui répondit rapidement.

- D’après les statistiques, 1 personne sur 10 est encore en vie et 1 sur 50 de celles en vie n’aura pas de problème avec les radiations plus tard…
- Oh non ! Il a enlevé ses pansements… Mais regarde le, on dirait une bête ! Je suis sur qu’il serait beau garçon s’il n’était pas dans cet état, dit-elle en gloussant.
- Noémie, combien de fois devrais je te dire de ne pas faire attention aux malades. Celui là n’en a pas pour longtemps à vivre, crois moi ! Allez, aide-moi un peu à le soulever.

Mais Lynirael semblait avoir compris et il se leva brusquement, faisant sursauter les infirmières. Sa vue devint floue quelques instants et il sembla sur le point de tomber. Il ferma les yeux puis les rouvrit. Sa vue s’était stabilisée. Il se mit ensuite à suivre l’infirmière pendant que la prénommée Noémie l’aidait à tenir debout et à marcher. En sortant de la tente, Lynirael put apercevoir enfin le lieu ou il se trouvait, bien qu’il n’y fasse à ce moment pas très attention. Sa tente était dans un terrain vague, et était entourée de dizaines d’autres répliques identiques. Ils marchèrent quelques minutes entre les tentes puis entrèrent dans un grand complexe de verre, apparemment faisant partie du centre. Il y avait à côté un petit bâtiment à part avec les chambres des infirmières qui restaient sur place. Le groupe prit l’ascenseur, et Lynirael regardait ce qui l’entourait avec curiosité, et chaque objet lui faisait se rappeler son passé. Ils sortirent de l’ascenseur et passèrent par deux couloirs. Il se décida enfin à parler, ou plutôt à grogner, d’une voix rauque :

- Ou on va ?

L’infirmière le regarda avec étonnement pendant quelques secondes et s’arrêta. Soudain, d’une voix surexcitée, elle cria : « IL PARLE, il parle à nouveau ! ». La vieille se retourna et regarda sévèrement Noémie. « On a pas de temps à perdre, bouge toi ! ». Ils continuèrent à marcher dans ce dédale de couloir pendant que la jeune infirmière lui expliquait ou ils allaient :

- On va en cellule de désintoxication, regarde toi tu es crasseux et puant !
Il n’avait pas compris la plupart des mots mais se contenta de hocher la tête.

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MessageSujet: Re: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]   Ven 2 Oct - 22:56

Après l’avoir lavé et décrassé, il fut rasé et ses cheveux furent coupés en une coiffure plus convenable. On lui coupa les ongles, on lui donna des vêtements de civil et des vêtements de cuir. Une protection pour les entraînements, lui avait on dit. Ainsi s’ensuivit une période de récupération très calme, Lynirael réapprenait le français et des bases d’anglais, il faisait aussi toutes sortes de cours en mesure de lui rendre une certaine culture générale. Tout le monde s’étonnait de sa faculté à apprendre très vite. En quelques semaines, il en savait autant que les élèves de son âge qui apprenaient depuis des années. Lynirael passait son temps à lire, et fréquentais des tas de gens, en particulier Noémie, pour qui il éprouvait une incomparable reconnaissance ainsi qu’un petit faible. Il dormait dans la même tente que celle dans laquelle il s’était retrouvé au début, et prenait les cours dans une école spécialisée, toujours à Marseille. Un jour, alors qu’il sortait des cours pour rentrer « chez lui », un homme l’aborda. Il portait des vêtements de la police Qualienne et un gilet pare-balle. Il enleva ses lunettes et lui sourit, tout en lui tendant la main. Il était petit et rasé, avec un teint buriné un petit nez en trompette étonnamment recourbé, ce qui lui valut plus tard l’élogieux surnom de « Mr Trompette ».

- Bonjour, je me nomme Vaël Frane, conseiller du Monarque Nicholas Saranti. Vous êtes Lynirael Daeva, c’est bien ça ?
- Oui, c’est bien ça… Mais que me voulez vous ! dit-il d’un air méfiant.
- Euh… Je vous… Que diriez vous d’un verre au bar d’à côté, j’ai à vous parler…
Un silence gênant s’installa, puis Lynirael daigna répondre.
- Allons y, soupira t’il.

Légèrement déstabilisé par l’attitude désinvolte de Lynirael, Vaël prit la direction du bar, en prenant une ruelle à droite. Peu de temps après, ils s’assirent.

- Alors, allons-y directement… Je suis venu à vous pour vous proposer d’entrer dans l’armée, lui annonça t’il après avoir prit une gorgée de bière.
- Je n’ai aucune envie d’entrer dans l’armée…
- Mr Daeva, ne faites pas l’enfant, vous savez très bien que vous avez autant besoin de rejoindre l’armée que nous avons besoin de vous dans nos rangs.
Lynirael le regarda avec des yeux ronds puis sentis la colère monter en lui.
- Oui, c’est ça !!! Après m’avoir enfermé onze ans dans un sarcophage pourri censé me protéger des radiations, vous me demandez gentiment de rejoindre l’armée !! J’en ai marre, vous comprenez, je veux être NORMAL !!! Tout le monde me regarde, avec mes muscles hypertrophiés, mes canines de chien et mon intelligence d’Einstein !! JE VEUX QU’ON ME FICHE LA PAIX, MERDE !

Ce brutal renversement de situation surprit tous les clients, qui se mirent à regarder la scène avec avidité. Lynirael prit la choppe de Vaël et la jeta de toutes ses forces sur la table qui se brisa sous l’impact. Le verre partit en éclat et la table était fissurée. Il prit la petite table ronde, la souleva et la rabattit avec puissance sur le sol. Les pieds s’y enfoncèrent ou s’y cassèrent sur les dalles au sol tandis que Vaël regardait avec admiration mais inquiétude Lynirael, qui fulminait, comme jamais il ne lui était arrivé. Après avoir à moitié démoli les chaises qu’il lançait sur Vaël, il le prit par le col et lui murmura, en se contenant de rompre le cou de cette vermine :

- Vous n’êtes qu’une crapule, Mr Frane… Si je n’avais pas reçu des radiations et si bien survécu, si j’avais était ne serait-ce qu’un peu faible, si j’avais été une femme et si je n’avais pas ressemblé à ce que vous appelez « une machine à tuer » vous ne m’auriez pas fait tant de bonne manières, n’est pas ?

La prise sur le col du policier se raffermit, et celui-ci commençais à transpirer à grosse gouttes.

- Dans ce cas là, que m’auriez vous fait ? Vous m’auriez laissé dépérir ou vous m’auriez envoyé dans la division Yôn, n’est-ce pas ? Un petit silence s’ensuivit, puis il reprit. Il n’empêche que j’ai des ambitions, et c’est pour ça que je vais me joindre à l’armée Qualienne pour affronter Atraxis, notre ennemi Canadien, hahaha…
Mais à une seule condition, je veux le dossier me concernant moi et ma famille, je veux savoir tout ce qu’il lui est arrivé depuis 1989…

Un sourire carnassier apparut de sous les lèvres de Lynirael, dont les longues canines blanches brillaient d’une lueur mauvaise. Il lâcha le policier comme s’il s’était agit d’un paquet, qui s’écrasa au sol. Celui-ci se releva et regarda Lynirael comme si rien ne lui était arrivé.

- Soit, tu rejoindras la division Psi. Je vais faire mon rapport, retrouve moi au commissariat, je t’emmènerais au centre d’apprentissage, c’est à quelques heures de Marseille.
- Ne croyez pas être mon ami, je ne vois pas pourquoi vous devriez me tutoyer, dit calmement Lynirael avec assurance.

Vaël s’excusa ensuite du dérangement occasionné et dit à la gérante de mettre les réparations à son compte. Puis il se retourna vers Lynirael et tenta de lui serrer la main. Peine perdue… Vaël resta debout comme un idiot la main pendant dans le vide. Il se ressaisit bien vite et s’en alla après avoir dit au revoir.

With or Without you ~ U2

Lynirael rentra chez lui peu de temps après, complètement à l’ouest. Tout se bousculait déjà dans sa tête, il ne savait pas quel parti prendre. Il se doutait que se jour tôt ou tard viendrait. Il éprouvait une forte appréhension à quitter déjà cet endroit dans lequel il avait commencé sa « seconde vie », mais c’est surtout les personnes avec qu’il s’était attaché, en particulier Noémie qui lui causerait du chagrin… Arrivé au centre, il s’assit sur son lit et y resta des heures, puis enfin se coucha. Il regardait le toit de sa tente avec mélancolie, en se demandant ce que lui réserverait la vie plus tard. Il voulait d’un monde uni et parfait. Cela pouvait sembler aux premiers abords un rêve idyllique de gamin qui a trop rêvé, mais il s’était accroché à cette idée depuis sa sortie du sarcophage. Il se renseignait presque à longueur de journée sur la politique actuelle et ancienne dans des centaines de livres, et en connaissait autant qu’il pouvait faire office d’encyclopédie vivante. Dans ses ambitions les plus folles, il s’imaginait chef d’Etat puis Empereur, succédant à l’actuel despote. Plus tard, alors que tout le monde était couché, il continuait à se tourner dans tous les sens dans son lit. Soudain, il prit une décision. Il devait être plus de minuit lorsque Lynirael se leva et se rhabilla. Après avoir jeté un coup d’œil à l’extérieur, il sortit de sa tente discrètement et se dirigea vers le bâtiment avec les dortoirs, ou dormaient les infirmiers et infirmières. Il savait par Noémie elle-même qu’elle dormait au second étage, dans une chambre à part. Le jeune homme monta les marches rapidement jusqu’au deuxième étage sans se faire repérer puis pénétra dans la chambre 005. La pièce était sombre, et le mince rais de lumière provenant du couloir n’éclairait pas suffisamment pour y voir quelque chose. Une voix étrangement réveillée sortit du lit.

- C’est qui ?
- Noémie ? C’est moi, Lynirael !
- Lynirael, qu’est ce que tu fais-là ? Je n’arrivais pas à m’endormir, c’est sympa de me tenir compagnie… Mais qu’est ce que…
Avant qu’elle ne termine sa phrase, Lynirael la coupa abruptement, ce qu’il regretta tout de suite après.

- Je pars demain, je voulais te voir avant de te quitter…
- Oh non ! …Tu pars déjà, ils veulent t’envoyer à l’armée, c’est ça ? Dit-elle d’une voix mal assurée. Lorsqu’elle continua, sa voix tremblait. Ils les envoient tous crever sur le champ de bataille, ce sont à de véritables boucheries que tu devras t’attendre là-bas ! A nouveau un long silence, puis elle reprit, presque comme une supplication, et sa voix trahissait des larmes qui coulaient sur ses joues. Ne pars pas, Lynirael j’ai besoin de toi !

Sans répondre, Lynirael s’était approché et avait refermé la porte. Il s’assit sur le lit et alluma une petite lampe de chevet, qui éclaira soudain de sa lumière douce et tamisée la partie de la chambre où ils se trouvaient. Lynirael la regarda droit dans les yeux, et jamais il ne l’avait trouvé aussi belle. Elle était à moitié couchée, ses cheveux noirs tombant en cascade sur ses épaules. Son visage fin et angélique attirait Lynirael comme une drogue. Elle pleurait à chaudes larmes, et il éprouvait un besoin irrésistible de la consoler autrement que par les mots. Il sentait son odeur reconnaissable d’entre mille, un parfum de rose et de fraise des bois… Et lorsqu’elle le regardait, ses yeux pétillaient comme jamais ils n’avaient été. Elle était plus séduisante que l’on put se l’imaginer, et portait une fine nuisette de dentelle soulignant les courbes sensuelles de son corps. Il se rapprocha encore, et lui caressa les jambes. Le contact de sa peau lisse l’électrifia d’une audace dont il ne se croyait pas capable, et il rapprocha son visage de celui de Noémie. Elle ne pleurait plus à présent. Il rapprocha ses lèvres des siennes, elles s’unirent en une fusion incandescente, et elle lui rendit son baiser avec fougue. Il lui caressa les cheveux puis lui passa la main sous le vêtement. Sa main lui chatouillait doucement le ventre, et il la monta. Il lui détachait le soutien gorge pendant qu’elle le regardait avec un sourire malicieux. Il lui caressa les seins, et n’y pouvant plus, les embrassa avec passion. Elle tomba sur le dos et il la déshabilla entièrement en même temps qu’elle faisait de même. Au fur et à mesure que la nuit profilait ils osèrent les choses qu’ils n’auraient jamais pensé faire s’ils n’avaient pas su que cette nuit serait probablement la dernière. Inutile de s’attarder sur cet évènement, mais comme vous vous en doutez, cette folle nuit d’amour marqua la fin de la virginité de Lynirael.

Lynirael quitta la chambre peu avant le lever du soleil. Elle s’était endormie et il voyait son beau visage apaisé, qu’éclairaient les doux rayons du soleil levant. Il lui remonta la couverture, l’embrassa et lui griffonna un mot d’adieu. Il l’aimait mais il savait pertinemment qu’il n’aurait presque aucune chance de la revoir. C’est le cœur brisé qu’il sortit du bloc C et entra dans sa tente. Il prit ses rares affaires qu’il fourra dans son East Pack et rangea dans sa poche un grand canif, qu’il avait acheté après des heures de travail.
Après avoir jeté un dernier regard au camp, il partit vers le commissariat où il devrait rencontrer Mr Frane. Quelques minutes de marche plus tard, il se retrouva devant le commissariat, et s’assit sur le trottoir à côté. Ne sachant que faire pour passer le temps, il ouvrit son sac et énuméra les affaires : une tenue de rechange et une de sport, une paire de lunettes de soleils, une pomme et une tablette de chocolat. Dans la poche externe, il y avait un carnet et un stylo. Le carnet était vide, et il eu soudain une idée. Et s’il écrivait une sorte de journal de bord ? Heureux de trouver quelque chose à faire, il commença à écrire, ce serait aujourd’hui le commencement même de son journal.

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MessageSujet: Re: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]   Ven 30 Oct - 20:28

Journal de Bord


10/02/00

Me voilà à attendre mon futur, assis sur un trottoir crasseux devant le commissariat de Police de Marseille. C’est avec impatience mais inquiétude que je veux rejoindre l’armée. Je ne saurais comment décrire cette impression clairement, mais je me sens puissant et capable de détruire n’importe quelle armée, capable de courir sans m’arrêter, capable de tout. Dans ce camp de rééducation déjà je me distinguais des autres par la force, la rapidité l’endurance et l’intelligence. Cela peut sembler narcissique ou prétentieux, mais je me sens comme le meilleur. Difficile de me prendre au sérieux si quelqu’un d’autre lit ce que je viens de dire…
Mais lorsque je repense à cette femme, mon cœur bat fort, je suis abominablement affligé. Je suis accablé de l’avoir perdue, j’ai le sentiment qu’il me manque quelque chose, j’ai besoin qu’elle soit là pour que je la serre dans mes bras. Mais c’est surtout ce sentiment de malaise que de m’en aller après avoir couché avec elle qui me dérange. Je me sens comme un homme qui à abusé d’une femme, et ce n’est certainement pas le cas. Alors que je m’imagine Noémie en train de pleurer en pensant à moi et en lisant ce bout de papier qu’elle va garder avec elle des années pour disposer d’au moins un souvenir de moi, je regrette mes gestes et suis sur le point de remballer mes affaires et de passer ma vie dans ce camp quelque peu sordide à aider les infirmières. Mais voilà que Vaël arrive et court comme un dératé en ma direction. Je continuerais plus tard ce journal.


11/02/00

Je me sens comme un moins que rien, dégoûté, abattu, et surtout moralement au niveau zéro. Il m’est dur de raconter depuis le début, c’est comme si je devais revivre ces évènements désagréables. Je vais narrer mon histoire depuis… C’était avant d’interrompre le journal… Alors… Ah, oui ! Voilà, Vaël s’arrête devant moi avec sa limousine noire et luisante. Il court vers moi et ne fait cette fois ci pas la bêtise de vouloir me serrer la main.

- Bonjour Lynirael ! Comment allez-vous ?
- Très bien merci…. Je le regardais sombrement

Voyant qu’il ne pouvait pas engager la discussion avec moi, il sortit les clefs, et ouvrit la porte. C’était une porte coulissante en verre et puis une simple barrière de métal ou Vaël appliqua la main. Celle-ci disparut. Voyant mon air un peu étonné – Je ne comprends pas grand-chose à ce monde qui a énormément évolué en seulement 11 ans – il me fit un sourire qu’il essaya de joindre à un clin d’œil ; mais son faciès en était pitoyable.

- Vous ne connaissez donc pas ? La démolécularisation des atomes, c’est pourtant assez répandu…
- Je vous rappelle que j’ai vécu 11 ans dans un sarcophage coupé du monde, Mr Frane…

J’observais avec exaspération cet homme qui n’avait reçu de la nature ni un corps parfait ni une intelligence un tant soit peu avantageuse.
Les rouages de sa tête semblèrent tourner au ralenti, et soudain, Mr Trompette se frappa la tête et tonna :

- Ah mais oui, suis-je bête ! J’avais complètement oublié, haha !
Sans répondre, je le suivis alors qu’il s’engouffrait dans la pièce centrale. Il y avait là des secrétaires qui travaillaient depuis apparemment longtemps.
- Je vais m’occuper de vos dossiers, je contacte Mr Saranti depuis mon bureau, attendez moi ici.
- Ouaip…

Je m’assis sur une chaise et les personnes présentes dans la pièce me regardaient avec suspicion et chuchotaient dans mon dos. J’en avais marre d’être entouré de crétins en manque de potins et après leur avoir jeté un regard noir, je décidai de me balader dans le bâtiment. Après avoir visité les trois étages, je déambulai dans un long couloir. J’en avais marre d’attendre, et regardais toutes les personnes passer curieusement. Un homme passa en me faisant une blague débile et à ce moment même j’entendis un bruit de verre qui se casse venant du rez-de-chaussée.

N’ayant rien d’autre à faire je descendis voir, mais avant de sortir du couloir, je tombai nez à nez avec un homme étrange et fascinant. Il était grand, les cheveux blancs, habillé avec élégance mais sobriété. Il portait cependant des lunettes de soleil et une veste en détachement total avec le reste de ses vêtements. Je voulais lui parler, mais il m’adressa la parole comme si l’on se connaissait depuis longtemps. Son ton était glacial et dénué de tout sentiment.

« Lynirael n’est ce pas ? »

Sa voix était tellement teintée d’ironie de mauvaise foi que je le regardai maintenant avec méfiance. Comment connaissais t’il mon prénom ? On lui avait surement dit… L’inconnu fit un geste de main à une personne apparemment derrière moi. Je me retournais, et reconnu l’homme qui m’avait sortit sa blague débile.

« Monsieur, personne ne vous fera de mal mais je vous conseille de partir vite »

Je regardai à nouveau mon interlocuteur. Après une courte pause, il reprit.

« Tu n’as pas envie de parler Daëva, comme je te comprends, tu es jeune, dix huit ans c’est ça ? Cela a dû être dur de perdre tes parents… tués de manière si… affreuse… ah… je compatis à ta douleur vois-tu. »

Break ~ Three Days Grace

Trop d’informations en quelques secondes… Je ne suis pas un idiot qui ne comprend pas une longue phrase, mais enfin… Cet homme connaissait mon nom, mon âge, et serait au courant d’une « mort de mes parents ». Sous le choc, j’ouvris la bouche pour lui crier dessus. Je ne pensais pas à ce que mes paroles pourraient engendrer, mais trop de rancœur s’était accumulée en quelques heures seulement.

" Je… De quoi parlez-vous ?! C’EST QUOI CETTE BLAGUE, MERDE ! ET NE PARLE PAS DE MES PARENTS AVEC IRONIE, SINON JE TE JURE QUE JE VAIS TE DETRUIRE !!!"

Je rageai intérieurement, mais ne ressentais aucune peine. C’est maintenant que je me demande réellement ce qu’il s’est passé.

« Je vais te dire quelque chose mon ami, c'est moi... oui c'est moi qui les ai tué, comme ton père m'a supplié... il est mort dans d'atroces souffrances et ta mère! Oh ta très chère mère... elle a voulu lutter et elle est morte très rapidement… »

Presque avec désespoir maintenant, je hurlai.

« TU MENS !!!!! »

Je m’approchai lentement de cet homme, mais tout mon corps était en ébullition. J’enlevai ma chemise, et ressentis au fond de moi une décharge d’adrénaline. Je courus vers lui. Il fit semblant de ne pas m’apercevoir et continua.

" Et puis pépé Giacotti n'y a pas échappé non plus... Je ne suis pas fier de ce que j'ai fais loin de là, je voulais juste te le dire, tu es libre de m'attaquer mais je te le déconseille... "

Il remit ses lunettes et ajusta sa veste avec indifférence puis rebroussa chemin. Et même là, je me rappelle ne pas m’être posé de question. Comment connaissait-il le nom de Giacotti ? C’est maintenant que je me le demande. Il retourna cependant sa tête et avec un sourire de celui qui est fier de ce qu’il à fait, me dit :

« Ah oui... ton père m'a dit quelque chose avant de mourir... je t'aime mon fils et je suis fier de toi !... crois moi je ne voulais pas... mais dire que je suis désolé ne les ramènera pas..."

« RAAAAAAAAARGH !!! »

Je lui fonçai dessus avec une rage bestiale, je sentais que je pouvais tout casser. La colère ne m’avait cependant pas retiré la conscience, et je feintai de ma jambe. Mon énorme bras se détendit et je lui lâchai alors une droite dont je pense qu’il se souvienne. Un reflexe incroyable lui fit se courber en arrière, et moi-même stupéfait, vit mon poing s’écraser sur son menton, qui se mit aussitôt à saigner. Il termina l’esquive en un salto magnifique et atterrit avec grâce sur ses jambes. Je n’attendis pas qu’il reprenne son souffle, il eu juste le temps de jeter son manteau. Je tendis mon bras sur celui-ci avant qu’il n’atteigne le sol, et m’en servit comme lasso sur mon ennemi. Je lui entourais le cou avec, pris les deux extrémités de la veste et attira mon adversaire vers moi, son dos étant dans ma direction. Avec force je lui assénai un coup de genou entre les omoplates qui craquèrent sous le choc. Ayant une souplesse extraordinaire, il réussit à me frapper de son pied en le passant sous mes jambes. Le plat de son pied se cogna sur mon dos avec force, et je tombai en avant, me ramassant sur les dalles comme un tas de chiffons.

« Fini de rire maintenant », me dit-il.

Il essuya le sang qui coulait de sa bouche et de son menton et rejeta ses lunettes que j’avais cassées. Je le chargeai à nouveau, il fit un tour sur lui-même et je le ratai. Me retournant, je retentai de le frapper aux côtes, il sauta in extremis et m’évita. Prenant appui sur le mur sur lequel il avait sauté, il repartit sur moi et tomba sur mes épaules. Il me serra la tête au niveau des tempes et me fit craquer le cou. Je voyais flou, et avant de perdre conscience, je me débattis pour enlever ce poids. Il tomba enfin après m’avoir servit de matelas contre un des murs du couloir. Je le pris sans attendre par la cheville, et le fit tournoyer dans les airs comme un vulgaire objet. Après trois tours, je le lâchai. Je l’imaginai déjà s’écraser contre le mur d’en face, mais il réussit à réceptionner avec les jambes, et repartit comme une flèche dans ma direction. Désemparé, je n’eus pas le temps d’éviter et me reçu ses pieds sur la poitrine. Je tombai, et il se releva. Sans attendre, il me décocha un coup de pied puis sauta… Il retomba sur ma gorge, je ne pouvais plus respirer. Je sentais le sang se concentrer dans mon visage qui devait être violacé à présent. Il continuait à me faire souffrir, et je crachai du sang par quantités. Après un brusque sursaut, j’arrêtai de me débattre. Il lâcha la pression et me laissa à terre, me voyant sans force. J’entendis sa voix presque comme un chuchotement :

« Nous nous reverrons Daëva… Nous nous reverrons, et pour que tu te souviennes à jamais de ce moment là, j’ai un dernier présent à t’offrir. »

Je ne pus rien faire. Il s’approcha de moi, des griffes d’un métal apparemment très solide jaillirent de sa main droite sous mon regard étonné. Il tendit le bras, se prépara et me lacéra la poitrine. Je hurlai comme un damné, ma vie n’était que souffrance… Le sang éclaboussa partout aux environs et je continuai de crier. La douleur que je ressentais alors m’est indescriptible, c’est comme si on m’avait enlevé une partie de mon corps. L’homme partit au fond du couloir, tandis que je restais étendu dans mon propre sang, qui formait une tache sombre au sol. Mon bras essaya d’empêcher le sang de couler, mais je m’en mis sur la main et il continuait de se déverser. A ce moment là, il ne fallait pas que je lâche, si j’étais resté étendu je serais mort. Je me levai brusquement et pris mon T-shirt de manière à panser la blessure. Je titubai jusqu’au hall, ou Mr Frane m’attendais. Il me regarda en souriant, et se rendant compte de mon état, il pâlit et courut vers moi.

- Lynirael ! Lynirael vous m’entendez ? Vite suivez moi tout de suite à l’infirmerie. Oh là là ! Il regardait respectivement ma blessure et les gens autour qui ne faisaient rien pour l’aider.

Mr Frane sortit avec empressement un téléphone de sa poche et appela les urgences. Quelques minutes plus tard un groupe de personnes se précipitèrent dans le bâtiment. Elles étaient toutes vêtues d’une combinaison blanche, décorée d’une croix rouge sur le dos. Elles m’installèrent avec difficulté sur un brancard et me portèrent jusqu’à l’ambulance. Inutile de raconter avec détail ce qui m’est arrivé à l’hôpital, ce serait ennuyant et sans importance. Je ne suis resté à l’hôpital que quelques heures seulement. Autour de moi tout le monde s’étonnait de mon rétablissement surnaturel. J’étais peu être guéri physiquement, mais mon moral était au plus bas. Pendant tout ce temps passé à l’hôpital, j’ai réfléchi, réfléchi, sans en arriver à aucune conclusion. Qui était cet homme ? Je ne connais pas même son nom. A l’exception de son apparence, je n’ai aucune information sur cet individu. Et surtout, ma famille… Comment connaît-il le nom de mon voisin, que j’ai considéré toute mon enfance comme le grand père que je n’ai jamais eu ? Je n’en ai aucune idée, et j’aimerais savoir ou mes proches se trouvent. Je suis dans la voiture de Mr Frane et j’écris maintenant cette partie du journal. Il est 17h00, et cet idiot continue de me bombarder de questions sur ce qui m’est arrivé dans le couloir. Je ne sais pas quand je pourrais réécrire, mais ce ne sera pas de sitôt...

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MessageSujet: Re: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]   Mer 18 Nov - 18:38

03/06/06



Unwrite That Song ~ Lynyrd Skynyrd

Comme l’on peut s’en douter, beaucoup de choses se sont passées depuis la dernière fois que j’ai écris. Je dois pour cela remonter des années auparavant……

La voiture ralentit un peu avant que le soleil se couche, et prit un petit chemin cahotant de pierre. Une petite demi-heure plus tard, après avoir traversé une épaisse forêt, nous nous retrouvâmes à la bordure d’une grande trouée dans ce bois. La clairière devait avoir un diamètre d’un kilomètre. Je me demandais l’utilité de se retrouver dans cette forêt complètement vide d’habitation et eu soudain des doutes. Je cherchai vainement un signe de vie humaine mais mes recherches s’avérèrent infructueuses. Lorsque le moteur s’arrêta, j’ouvris la porte et sortit prendre un bol d’air frais – j’ai horreur du voyage en voiture depuis que je suis sortit de ce sarcophage –. Mr Frane ferma la porte et s’adressa à moi :

- Alors, on y va ?
- Où ça, c’est vide ici…

Un sourire moqueur naquit sur son visage et j’eus une indicible envie de le frapper. Je me retins néanmoins et me jurai de lui rendre la monnaie de sa pièce.

- Lynirael, nous somme ici au camp d’entraînement « des rescapés », ou « des irradiés », si vous préférez. Vous vous y entraînerez afin de rejoindre l’armée de Quale. Avez-vous foi en votre patrie, Lynirael ?
- Peut-être bien, dis-je d’un air complètement absent en regardant le sol, tandis que je shootais dans un caillou à terre.

La course de la pierre fut remarquable, elle passa très rapidement en sifflant près de l’oreille de Mr Frane puis alla s’enfoncer dans un arbre une centaine de mètres plus loin. J’entendis un « Wahooo » d’un Mr Trompette totalement abasourdi, et je ris intérieurement. Il marmonna encore quelques mots comme « ce lieu est fait pour lui… très bon… rejoindre l’armée.. ».

- Alors allons-y !

Je le suivais sans dire un mot, tout en me demandant ou l’on m’amènerait. J’eus soudain une illumination. La grosse colline, totalement à l’opposé du sentier qui nous avait apporté à la clairière était en fait le camp d’entraînement ! Le camouflage en était vraiment frappant. Le bâtiment, tout en longueur, et pas plus haut que deux mètres devait surement s’étendre en profondeur. Le toit et les parois étaient entièrement recouverts d’herbe et même la porte permettant de pénétrer cette forteresse naturelle était difficilement repérable. Mr Frane me passa devant et posa sa main sur la surface d’une porte invisible dont je ne voyais pas encore les limites. Un contour lumineux se dessina tout autour pour former une porte oblongue, comme un hublot ovale. Il poussa cette surface et celle-ci s’enfonça dans le bâtiment. Nous entrâmes et une voix sortit de nulle part nous demanda nos noms et la raison de notre venue. Enfin, la porte du petit sas dans lequel nous nous trouvions s’ouvrit et l’immensité du lieu me donna le vertige.

Le hall était suffisamment haut et profond pour que les personnes tout en bas me parussent comme des points. Les cloisons étaient dotées de rambardes en métal grillagé qui faisaient le tour de la pièce, permettant d’accéder à toutes sortes de portes. Il y avait une dizaine d’étages comme ceci jusqu’au sol. Le centre était occupé par trois grands tubes de verre, de 5 mètres de diamètre dans lequel un ascenseur transparent montait et descendait sans arrêt. La lumière naturelle venait du haut, le toit était de verre, mais qui de l’extérieur semblait fait d’herbe. Les personnes étaient des centaines, tous de futurs soldats. Ils marchaient ou couraient avec empressement, vers un but précis, personne ne semblait être inutile. Chacun portait un uniforme moulant gris, bleu ou noir sur lequel était frappé un insigne que je n’eus le loisir de voir avec attention. Ce décor fantastique me tomba sur les yeux en quelques secondes, et Mr Trompette me tirait déjà par le bras pour me faire prendre l’ascenseur. Nous descendîmes jusqu’au rez-de-chaussée – ou plutôt au sous sol le plus profond – et nous trouvâmes devant une grande porte de bois. Mr Trompette toqua, et j’entrai. Inutile de raconter cette entrevue avec le chef d’établissement. Il m’expliqua les règles, une feuille avec les horaires de l’entraînement comme une sorte d’emploi du temps sur lequel figurait « Combat au corps à corps mains nues - armé » « Tir armes lourdes –légères » « Education Physique » « Tactique » « Education Scolaire » et enfin le mot « Hands », dont je ne compris pas le sens, si ce n’est qu’il signifiait « main » en Anglais...
Il me donna un survêtement, mon uniforme, la clé de ma chambre et me laissa sortir. Dehors, Mr Frane m’attendait. Il avait l’air heureux de s’être débarrassé de moi et pressé de s’en aller.

- Bon, et bien, à bientôt Mr Daeva !
- Attendez Mr Frane, ne croyez pas vous en allez comme ça. J’avais demandé des informations sur mes parents…
- Ah, oui, dit-il en rougissant. Il ouvrit sa sacoche et en sortit une enveloppe brune de papier kraft, sur lequel était tamponné un gros « CONFIDENTIEL » rouge. La voilà !

Je la pris et sentit le poids d’une liasse de feuilles. « Je l’ouvrirais plus tard », me dis-je.

- Alors… euh, au revoir Lynirael !
- Une dernière chose… C’est quoi cet endroit ? On dirait une prison, et je ne suis pas assez stupide pour me faire embobiner par un imbécile de votre espèce… Si vous vous foutez de moi je vous jure que je vous retrouverais par tous les moyens.

J’avais parlé avec une voix parfaitement calme mais qui en effraya d’autant plus Mr Frane. Il se recroquevilla sur lui-même et tremblait encore lorsqu’il me souhaita bonne chance et me dit qu’il espérait me retrouver sur le champ de bataille. Lorsque je le vis partir, je me sentis soudain libre de faire ce que je souhaitais. Cet homme me faisait décidément de la peine, même si je n’éprouvais – et n’éprouve – encore aucune compassion pour lui…

J’allais dans ma chambre que je trouvais après m’être perdu trois fois. Je l’ouvris et aperçu avec soulagement que j’étais seul et qu’elle n’était pas aussi miteuse que je me l’imaginais… J’ouvris avec fébrilité l’enveloppe, il y avait trois feuilles et des photos. Les photos étaient de simples photos d’identité mais elles me firent un effet incommensurable, et je restai plus d’un quart d’heure à les regarder, tandis que des larmes coulaient le long de mes joues. Il y avait mon père, ma mère et enfin moi. Les feuilles indiquaient toutes les informations sur la vie de ma famille. J’appris qu’après m’avoir laissé dans un sarcophage, ils étaient retournés dans mon petit village d’enfance en Italie, dans lequel ils s’étaient installés durablement. « Ils doivent être encore là ! Je dois les retrouver… »


Dès le lendemain, j’allai toquer à la porte du gérant et lui demandai une permission de sortie pour 2 jours « Le temps de voir s’ils vont bien » lui avais-je dis. Il était très réticent quant à l’idée de me faire sortir le lendemain même que celui de mon arrivée, mais j’insistai tellement, et appuyai ma thèse avec de si bons arguments qu’il me laissa finalement m’en aller.

***


The Kill ~ 30 Seconds to Mars

Je sortis du taxi et posai le pied sur le sol boueux. L’homme tendait la main et je lui donnai un billet. Après avoir murmuré quelques mots en italien, je levais ma tête. J’avais envie de pleurer. Le paysage n’était plus que désolation… C’était une plaine dévastée ; l’herbe naguère fraîche et verte était maintenant calcinée, piétinée, et les arbres si beaux n’étaient plus que cadavres. Une fine pluie tombait du ciel grisâtre et la brume enveloppait tout, chaque arbre me semblait comme une forme floue et fantomatique, dont les branches sans feuilles dansaient au rythme du vent. J’avais une terrible impression de « déjà vu », et me rappelai soudain et avec horreur du jour où l’on me mit dans un de ces sarcophages. Je marchai une dizaine de minutes dans une direction imprécise, et aperçut soudain les formes d’un village. Mon visage s’éclaira et je courais vers les maisons. Un peu plus tard, je passais devant un misérable panneau m’indiquant le nom du village, c’était bien celui-là… A ce moment même, la pluie redoubla d’intensité, et je fonçai vers ma maison, dans l’espoir d’y trouver un foyer chaud et lumineux. Les maisons aux abords du village n’étaient que ruine. Mon anxiété monta d’un cran, et je pris la rue que je connaissais si bien. Les magasins, les villas, les parcs, écoles, musées… Tout était fermé, en ruine ou n’existait tout simplement plus. Il faisait de plus en plus sombre et j’étais au bord de la crise de nerfs. Brusquement, un éclair déchira le ciel, me laissant entrevoir ma maison, totalement détruite. Les poutres s’entassaient pêle-mêle sur des pans de mur à moitié écroulés, et, pire, des tâches de sang s’étaient profondément incrustées sur le bois de la porte. Je me jetai dans les décombres, ne faisant guère attention aux échardes dans mes mains, à mes phalanges et à mon visage en sang. Et là, je vis deux corps étendus sous une poutrelle, recouverts de boue et de sang séché, enlacés dans un désir éternel. Je reconnus tout de suite mes parents et j'hurlai comme jamais je n’hurlai, jusqu’à m’en briser les cordes vocales, jusqu’à m’épuiser. Je secouai frénétiquement les cadavres dans une volonté inconcevable, les serrai dans mes bras à m’en briser les côtes… Comme un chant infernal, mon hurlement ce mélangeait à celui du vent et du tonnerre pendant de longues heures. Je tombai d’épuisement dix heures plus tard dans la boue, serrant fermement le bras de mon père.
Je me réveillai quelques heures après, et c’est comblé de tristesse mais déterminé à enterrer mes parents que je sorti des décombres. Le temps était toujours identique à la veille. Je les portais tout deux dans mes bras et les posais près de moi. Je creusai alors avec acharnement dans la terre en n’ayant plus qu’une idée en tête : venger mes parents, et tuer cet homme, celui qui hante mes cauchemars depuis ce jour précis, celui qui me rencontra un beau jour à Marseille, celui qui me fit cette cicatrice dont je porte aujourd’hui encore la marque !

J’avais terminé mon travail vers midi, et je restai devant la tombe, à regarder fixement la terre, sans penser à rien. Je pleurais jusqu’au soir et pris la décision de m’en aller. Je n’avais ni mangé ni bu depuis deux jours, mais je m’en foutais. Je ne voulais même plus vivre.

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MessageSujet: Re: [STAFF] Lynirael Daeva [en édit /!\]   Dim 10 Jan - 19:10

Electrical Storm ~ U2

Je rentrai à Marseille et passai deux longues semaines dans ma chambre, j’eus l’autorisation par le directeur de cette semaine censée me « redonner du poil de la bête ». J’étais comme l’on peut s’en douter moralement brisé, je n’avais même plus la force de me lever du lit, sur lequel je gisais depuis le début de la semaine. J’étais considérablement maigri, mon visage était tout émacié et squelettique. Cette silhouette efflanquée, dans laquelle on avait peine à reconnaître mon ancienne candeur, continuais à ruminer ses pensées du fond de sa chambre.
Mon rétablissement se fit petit à petit, mais je ne puis encore aujourd’hui oublier cette meurtrissure que j’ai au cœur. Celle qui ne cicatrisera sans doute jamais, constamment nourrie de rancœur et d’animosité, ma raison de vivre… C’est ce qui me poussa à m’entraîner sans presque aucune limite durant de longues années.

Après quelques mois, je m’efforçais d’oublier tout cela, ne serait ce que la durée d’une journée. Je voulais « passer l’éponge » comme on dit, et recommencer une toute autre vie.
Mon entraînement se révéla très efficace, je progressais à une vitesse phénoménale, et me démarquai bientôt du reste de mon groupe. Que ce soit au combat de corps à corps, avec épée ou sans, je battais mes adversaires avec un certaine facilité. Je remarquai vite un attachement pour la Hache, mon arme de prédilection. Elle était très lourde, peut-être difficilement maniable, mais pouvait produire des dégâts considérables. Ma musculature s’affermit et je fus un des rares soldats à pouvoir manier avec autant de commodité et de dextérité cette arme pesante. Il y avait aussi des cours de tir avec toutes sortes d’armes, là aussi j’éprouvais une agréable sensation quant à manier de lourds bazookas, de ceux qui ravagent tout en un seul tir. J’étais très précis dans mes tirs et bientôt les professeurs me firent tirer dans toutes sortes de conditions, en mouvement, dans le noir complet, sous la pluie ou sous le vent, que les salles pouvaient produire artificiellement. Je me plaisais dans toutes les autres disciplines, et bientôt vint mon premier cours de « Hand ». Comme tous les autres, j’étais très curieux de savoir en quoi cette discipline consistait, tout le monde me disait qu’il fallait plusieurs mois d’entraînement avant de pouvoir y avoir accès.

J’entrai dans une salle circulaire, assez grande. Au centre de la pièce se tenait une table en bois et une chaise, sur laquelle était assis un enseignant. Je ne l’avais encore jamais vu. C’était un homme de petite taille chauve, qui portait une paire de lunettes rondes teintées de bleu. Une imposante barbe bien lisse lui descendant jusqu’au nombril et un ventre proéminant lui donnait une allure de Père-Noël. Ses vêtements n’étaient malheureusement pas de couleur rouge, il portait un simple Kimono. Cette personne, aussi excentrique qu’elle me parut au premier regard, semblait néanmoins dégager une autorité d’homme habitué à se faire respecter. Contrairement aux autres séances d’entraînement, j’étais apparemment seul. Il continua de s’occuper de ses affaires sans me jeter même un regard. Après m’avoir ignoré quelques minutes (ce qui peut paraître anodin, mais qui est toutefois très humiliant), il poussa devant lui toute sa paperasse et me regarda attentivement. Son regard aiguisé semblait lire en moi. Enfin, il m’adressa la parole.

- Bonjour, Lynirael Daeva. Je suis Jil Cope, tu peux m’appeler Jil. Nous somme ici au cours de Hand, tu va vite comprendre en quoi cela consiste… Le Hand est un art qu’il est difficile d’appréhender avant d’en avoir fait l’expérience personnelle.

Je ne comprenais rien à son charabia, cette phrase me resta énigmatique longtemps : Le Hand est un art qu’il est difficile d’appréhender avant d’en avoir fait l’expérience personnelle. Je hochai la tête d’un air sérieux comme si j’avais compris ce qu’il me disait. Il me sourit, puis se leva et m’indiqua d’un geste que je devais le suivre.
Il se dirigea vers une porte sombre dans laquelle je m’engouffrai à sa suite. Dans cette nouvelle salle, il me montra le lit du doigt. Je me couchai sur le matelas au sol tandis qu’il fermait les lumières. Dans le coin de la salle, il y avait un recoin séparé du reste la pièce par des murs de verre hermétiquement clos. La pièce était constituée de toutes sortes de machines et de grands écrans plats. Après quelques minutes de silence ou je ne bougeais pas, un flash rouge m’éblouit, suivit d’un second, puis d’un troisième. Après encore quelques minutes, il sortit de la petite cabine avec des feuilles.

- Tu es un Lihtning Hand, me dit-il.
- Traduction en français s’il vous plaît ? répondis-je instantanément.

Sa feuille était recouvertes de lettres A, T, C, G qui se suivaient, comme un codage secret. Il me fit à nouveau signe de le suivre, et nous retournâmes dans la salle initiale.

- Je vais pouvoir t’expliquer maintenant un peu plus concrètement ce qu’est le Hand. Le Hand est… Assied toi je t’en prie… Donc je disais… Le Hand est un pouvoir hérité par les irradiés. Ce pouvoir est dû à une modification notable dans la constitution de l’ADN. Un gène que nous appelons Lightning a été implanté dans tes chromosomes par la radiation. Il existe 6 sorte de Hand, chacun correspondant à un gène différent : Fire, Ice, White, Crystal, Loathsome, et enfin Lightning.
- Excusez-moi de vous interrompre, euh… Jil ! Mais où voulez vous en venir ?
- Lynirael, ne me coupe pas s’il te plaît, laisse-moi terminer…
- Pardon…
- Chaque gène confère le pouvoir d’invoquer un élément ou des créatures, de soigner ou de contrôler. Le tien est le Hand Lightning. Il te permettra de contrôler, d’invoquer la foudre ou l’électricité sous toutes ses formes.
- Waouh… ! Je ne suis pas sûr d’avoir compris…
- Tu comprendras, ne t’inquiète pas, cela viendra avec le temps. En attendant, je te donne pour tâche de prendre dix minutes chaque soir dans ton lit pendant lesquelles tu feras le vide dans ta tête, et où tu devras puiser dans ton corps le Hand qui est en toi. Rappelle-toi bien, c’est le Lightning Hand.
- Euh…

Avant que je puisse dire un mot, il me déclara que l’on devrait se voir pour dans un mois, le temps que je m’entraîne.


***


Les semaines défilèrent vite, sans que je ne m’en rende véritablement compte. Un an était déjà passé, et je faisais à ce moment partie des meilleurs du camp d’entraînement. Personne n’aurait pu se douter que j’étais sorti il y a seulement un an de ce sarcophage, dont la plupart des irradiés ne se remettent pas si vite. Autant intellectuellement que physiquement, j’étais changé.
La politique m’intéressait grandement, j’avais de grands projets pour le futur. Je fondai quelques jours après ma sortie du camp militaire un groupe, une sorte d’association qui réunissait les révolutionnaires, ceux qui souhaitaient renverser l’autorité politique en France. Mes activités durent cesser un long moment, car je fus envoyé à l’armée deux ans, pour combattre nos anciens ennemis Espagnols et Portugais. Ces deux années pendant lesquelles je dus combattre au front durant treize mois m’épuisèrent, leur seul avantage que je peux y trouver est l’endurcissement de mon corps et de mon esprit. J’y appris en outre à contrôler le Hand, mais ça c’est une toute autre histoire…

L’armée victorieuse, nous rentrions en France le 20 Mars 2003. Je pus me procurer pour trois sous un appartement sordide dans le vieux quartier de Marseille et repris mon travail longtemps abandonné. C’est dans ce studio que je cherchai à reprendre contact avec mes anciens collègues, 8 d’entre eux me répondirent. Nous étions au début une soixantaine, certains avait abandonné cette idée, d’autres n’avaient tout simplement pas répondu, la plupart étaient morts (c’étaient de jeunes soldats comme moi, irradiés, ceux qu’on envoie à la boucherie quoi...). Nous nous retrouvâmes un beau jour de Mai chez moi, et mîmes en place notre plan d’attaque. La situation était pour nous insupportable, le Gouvernement Français était dans la décadence totale, et nous étions 8 jeunes fougueux aux ambitions démesurées, folles et quasi-irréalisables. Nous avions à l’époque déjà cette idéologie pacifiste, et nous voulions d’un monde prospère, notre premier objectif était de réunir une Europe sous le même dirigeant : moi. Autant dire que nos objectifs pouvaient paraître à la vue d’autrui complètement puériles, « un rêve d’enfant ». Il n’empêche que nous avons réussi. Dans cette France en ruine, il faut avouer que l’Elysée n’était plus rien, les systèmes de protection que nous avons actuellement dépassent largement ceux mis en place dans le palais. Par un audacieux coup d’Etat nous prîmes l’Elysée d’assaut.

Avec toute la discrétion d’un groupe de professionnels, nous entrâmes dans le bâtiment, en pleine nuit, après avoir soigneusement déconnecté les caméras de surveillances, micros… Nous étions tous encagoulés, vêtus d’uniformes moulants et munis d’une vision infrarouge. Je maîtrisais à l’époque mon Hand avec médiocrité, mais réussis tout de même à m’en servir contre les gardes, qui furent facilement éliminés, sans bruit.
Une forme à l’apparence sphérique, chargée de l’électricité statique que je trouvais autour de moi se réuni sur ma paume. D’abord un minuscule point, puis une boule lumineuse de la taille d’un poing se forma. La sphère diffusait une lumière qu’il était difficile de cacher et des grésillements retentissaient fréquemment. La boule disparut, parut se dissoudre dans l’air. Quelques secondes après, des traits de lumière, semblables à de minuscules éclairs, jaillirent de toute part et entourèrent le gardien.
Sa silhouette s’électrifia un bref instant, et après un brusque soubresaut son corps figé tomba lourdement sur le sol dallé. Nous arrivâmes peu de temps après aux appartements. Comme nous nous en doutions, les portes ne comportaient pas de serrure. De mes huit amis, cinq maîtrisaient aussi bien le Hand que moi, voire mieux. Deux d’entre eux avaient le Lightning Hand. Nous réunîmes nos pouvoir en un, afin de court-circuiter le système électrique de la porte. Cette technique jusqu’alors jamais essayée se révéla très utile. La porte explosa, laissant un trou béant complètement noirci à l’intérieur. Il ne nous restait plus beaucoup de temps avant que l’alarme ne sonne. Le trou n’était guère plus large qu’un demi-mètre, et je me jetais la tête la première, les bras en avant pour réceptionner en roulade. Les autres s’y engouffrèrent à ma suite et l’alarme tinta à ce moment précis. Je la désactivai avec mes amis, non sans difficulté. Je repris le souffle une dizaine de secondes puis fonçai vers les chambres et ouvris la porte.
Je revois encore cette scène dans ma tête avec la netteté d’un film… Le président dans son lit avec une tasse de tisane fumante à côté de lui, un livre dans les mains, la lumière tamisée d’une lampe de chevet laissait dans l’obscur le reste de la pièce. Il me regarda avec étonnement et me sourit en me demandant quel était mon nom.
Il n’a pas souffert, je l’ai assommé, cela à suffit pour que son cœur s’arrête de battre. Je ne dois pas regretter mon geste. Il était âgé, il approchait les 85 ans. Un vieillard complètement gâteux … Et je ne crois pas qu’il aurait pu faire mieux que déclencher une seconde guerre nucléaire… Je me considère toujours comme un pacifiste, j’ai déjà tué, mais quand je tue c’est par pure nécessité. Je ne laisse jamais intervenir mes sentiments là-dedans, il en va de la survie de mon peuple.

Je suis maintenant Monarque de Daevën, mes ambitions et mes idéaux n'ont certainement pas changés, je resterai sur la même voie, quoi qu'il arrive. Mes ennemis Américains et Asiatiques ne me font pas peur, et ce ne sera certainement pas eux qui me feront reculer devant la tâche que je me suis moi-même confié.
Mais arrêtons ce baratin inutile, j'ai écrit tout ce que j'avais à raconter, j'ai retranscrit toute ma vie sur ces pages, depuis ma sortie du sarcophage...
Je sais, je suis trop bref, mais je n'ai plus rien à d'autre à me dire, ou à vous dire, et voilà maintenant venu le temps de fermer ce journal.

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